II. La Naine. Monstre effrayant, plus vil que tout autre animal, Corps comique—écrasé d’un ventre de catin !— Chef d’oeuvre de blasphéme, enfanté du Malin, Insecte infects, honteux et quand méme banal, J’ajoute ton portrait au cortége infernal De mes amours pourris. Ton glabra et libertin Caresse vaut l’ivresse—oh! verse—moi le vin! Un tel caréme fait oublier le carnaval. C'est l’amour? le dégofit? 16 luxure? la haine? Je n'en sais rien: 16 Dieu qui t'a difformé, naine, Me jette dans ton lit, me soumet, corps et äme, A tes pieds, ä l’amour brutal et hystérique. Ce baiser ä la fois ridicule et lubrique Evoque de Satan l'image—et 16 dictame! BARBEY DE ROCHECHOUART.